Témoignage, par Laurent, janvier 2018

Bonjour François,

 

Comme je te l’ai expliqué au téléphone, j’ai beaucoup repoussé le moment de faire ce compte-rendu. Je le voulais le plus objectif possible et c’est pourquoi j’ai attendu 4700 km et    85000 D+

Avant de parler des sensations sur le vélo, parlons d’abord de l’objet lui-même. Le cadre est magnifique et les brasures remarquables. Le travail sur les tubes est vraiment admirable et d’une grande précision : obligatoire pour parvenir à réaliser un cadre asymétrique. Je suis un maniaque du genre à nettoyer le vélo au cure-dent et je dois dire que j’ai beaucoup apprécié l’exigence exceptionnelle de François et son souci du détail hors du commun. Les finitions du montage sont parfaites à tous les niveaux : je n’en rajouterai pas là-dessus, tout a déjà été dit. La peinture est à la hauteur du reste ce qui fait de mon RZ un très bel objet.

Venons-en maintenant au comportement de la bête ! Les premières sensations font apparaître une très grande stabilité. Je ne vais faire que répéter ce qui a déjà été dit mais ce vélo est un rail ! On se sent en sécurité et les descentes sont un vrai plaisir. Le zéro déport est aussi un zéro déport dans les virages : les trajectoires sont coupantes et on ne craint plus d’aborder les courbes avec de la vitesse. Le vélo reste à l’intérieur du virage. François m’a monté une transmission en 53-39 et 11-28. J’avoue que je craignais d’être un peu court dans la mesure où j’adore grimper. Je suis pourtant passé partout, y compris dans les pires raidards à plus de 20%. La rigidité du BP est essentielle dans ces situations. Mais c’est surtout le couple apporté par la possibilité de croiser qui est jouissif. Je monte désormais les cols à faible pourcentage en 53-25 ou 53-28 et c’est d’une efficacité évidemment redoutable : un vrai plaisir ! Ma plus grande surprise est cependant venue des roues. J’avais bien saisi le concept des rayons Windcurve mais je ne pensais pas pouvoir ressentir ça sur un vélo ! Le comportement est vraiment inédit lors des sorties avec du vent. Le vélo file droit et le vent latéral en rafales n’est plus un problème. Sur mon précédent vélo, j’avais des roues en 38 et je me raidissais afin d’essayer de maintenir une trajectoire ; même chose sur d’autres modèles avec des jantes basses. Ceci est évidemment très coûteux en termes d’énergie et se paye cash en fin de sortie. Avec le RZ et des roues en 50, je peux rester souple et enchaîner des sorties dans le vent sans être entamé physiquement. C’est vraiment miraculeux et je me suis retrouvé à faire une sortie de 173 km avec 3000 de D+ un jour de grand vent ! Inimaginable avec un autre vélo… Tout cela sans la fatigue et les petites douleurs inhérentes à la crispation normalement ressentie ces jours là ! J’avais fait une sortie rythmée la veille et j’en ai fait une autre le lendemain avec un KOM Strava. C’est ça le vélo de François : la capacité d’enchaîner et d’allonger les sorties et l’envie permanente d’y retourner ! La position est évidemment parfaite et on est vraiment bien posé. Le cadre est confortable et sécurisant et filtre bien les imperfections de la route. Je n’ai pourtant pas sur ce vélo une position typée confort avec douille du jeu de direction très haute. Simplement, on ressent bien ce qui a été relevé par tous les utilisateurs : le vélo est fabriqué sous le cycliste et on se sent posé de manière naturelle. J’en viens au cintre compact qui est une merveille d’ergonomie : les commandes tombent parfaitement sous les mains et on est confortablement installé dans toutes les positions, notamment en bas du cintre ce qui, pour moi, est inhabituel. Passons maintenant aux performances. Le boitier de pédalier et le triangle arrière sont d’une rigidité absolue, on ne perd pas un watt ! J’avoue pourtant que, dans un premier temps, j’ai eu des difficultés à améliorer voire même à égaler mes records, surtout en montée (c’est mon domaine de prédilection). Pour être honnête, j’ai eu l’impression de « débloquer des niveaux » environ tous les 1000 km et ce n’est sûrement pas fini. Je sens bien que le vélo ne m’a pas encore tout donné. Le démarrage a été un peu long, je commençais à m’inquiéter ! Cependant, quel bonheur le jour où ça arrive ! C’est difficile à analyser. Je dirais que, sur mon ancien vélo, je montais en vélocité plutôt sur le bec de selle. Cette position est peu efficace sur le RZ. En revanche, lorsqu’on se pose à l’arrière de la selle et qu’on appuie, le vélo  se met à vivre et on doit dompter le fougueux destrier ! Impressionnant ! Bref, j’ai réappris à faire du vélo. A partir de ce moment, j’ai commencé à battre mes records perso voire même à battre des records tout court J alors que l’âge ne jouait pas en ma faveur (j’ai 48 ans et, même si je suis en forme, je suis évidemment moins explosif qu’il y a quelques années). Non, ce vélo ne m’a pas fait rajeunir et c’est sûrement le seul reproche que je peux lui faire ! J’ai cependant pu réaliser récemment une sortie dans laquelle j’ai cumulé tous les raidards de la région avec des jeunes coursiers costauds et passionnés (livreurs à vélo) qui avaient la moitié de mon âge (voire moins). Et je n’ai pas démérité, loin s’en faut ! En vieux sage, j’ai observé sur les premières bosses puis j’ai joué la gagne sur les suivantes. La grande rigidité du BP s’est révélée cruciale en danseuse : on ne perd rien. Sur cette même sortie, j’ai pu comparer les performances du vélo en descente. J’ai suivi sans effort les plus casse-cou qui pédalaient comme des fous et, même si je ne voulais pas jouer à ça, j’ai bien senti que j’aurais facilement pu être devant. On ne s’en rend pas forcément compte quand on roule seul mais, en groupe, c’est frappant ! Vous l’aurez compris, je pourrais parler des heures de ce vélo. Je ne suis peut-être pas objectif mais le but principal est atteint : j’éprouve beaucoup de plaisir !

Un dernier point pour finir. Le mauvais temps est de retour et j’ai, pour deux séances, ressorti mon vélo carbone. Quelle différence ! Au delà de la sensation de « toc » qu’il procure, j’ai eu une impression d’insécurité. J’avais presque peur de tomber alors que la stabilité du RZ nous fait penser que c’est impossible. Autre sensation bizarre : mon carbone que je trouvais rigide me semble mou. Il est en fait beaucoup moins réactif que le RZ qui est d’une efficience totale. On ne perd rien et tout ça dans un confort idéal. Pour le reste, je ne détaillerai pas mais je dirais simplement que ça donne envie de remonter sur le FKC, ce que j’ai fait dès que les routes ont été sèches. Le bonheur n’en a été que plus vif !

Pour conclure, je dirais en résumé que le vélo est ultra stable et très sécurisant, notamment dans le vent. Il est rigide et confortable (depuis le temps que toutes les marques nous le promettent, on dirait bien que ça existe !) Il permet d’enchaîner et d’allonger les sorties et m’apporte un plaisir renouvelé. J’ajouterais enfin que ça vaut le coup de faire confiance à François qui a une vision globale du vélo : selle, pédales, transmission… Lorsque j’ai hésité, François a tranché et les choix ont tous été judicieux.

 

Merci François !

 

 

Laurent – LYON

 

 

Témoignage, par Frédéric, mai 2017

Bonjour François,

Comme convenu, voici mes premières impressions concernant mon RZ 700 (avec un peu de retard mais je ne suis monté dessus pour la 1 ére fois qu’en avril car je souhaitais avoir un minimum de conditions physique pour le tester)

Première chose, la position. Lorsque je suis venu chercher le vélo chez toi, tu m’as dit que la position était assez différente de celle de mon ancien vélo. Je ne te cache pas que j’étais un peu inquiet étant donné que j’ai 35 ans de pratique cyclo sportive derrière moi et 2 études posturales. Je n’ai pas eu besoin de nombreuses sorties pour constater que je venais enfin de trouver ma position idéale. Le plus étonnant est la facilité avec laquelle je peux tourner les jambes même au plus fort d’une cote. J’ai l’impression que le point mort n’existe plus. Pour monter à la même vitesse que d’habitude les cotes de mon parcours référent,  je constate que mes pulsations cardiaques montent moins haut (j’ai même changé la pile de mon cardio tellement j’ai été surpris).

Pour ce qui est du rendement du vélo, j’ai hésité à prendre l’option roues carbones car j’avais peur de la prise au vent latérale (j’habite en Bretagne). Là encore tes conseils se sont révélés avisés, il n’y a pas plus de prise au vent qu’avec mes roues aluminium et le rendement est bien supérieur. Dans l’ensemble (vélo + roues carbones) j’ai constaté une vitesse moyenne supérieure de 1.5 Km/h sur mon parcours référent sans fatigue supplémentaire et sans les courbatures que l’on peut avoir sur des vélos performants mais exigeants pour le physique. Pour ce qui est de la stabilité, rien à dire si ce n’est qu’elle est au même niveau qu’avec mon RZ 650.

Je souhaite à tout le monde d’avoir l’occasion et le plaisir de monter sur un de tes vélos et d’en posséder un. Il ne faut pas tenir compte de l’avis de certains qui parlent des vélo FKC sans jamais être monté dessus. J’ai rêvé du miens pendant  15 ans (entre temps j’avais acheté un RZ 650 d’occasion après consultation  de François) et je peux vous assurer que je ne regrette pas un seul instant mon investissement.

Merci François, au plaisir de passer chez toi lorsque je descendrai dans le Sud.

Témoignage, par Christophe, mai 2017

Bonjour François,

Voilà donc le temps des premières conclusions, et d’un témoignage que je voudrais faire pour les futurs heureux propriétaires et/ou pour les indécis !

Car oui, il en faut, de l’abnégation et de la volonté pour valider l’achat d’une telle machine. Cependant, quel bonheur !

Pourquoi ?,  je vais essayer de l’expliquer avec mes mots, qui vont reprendre beaucoup de ceux des autres témoignages, c’est déjà dire la régularité et le professionnalisme de François et son frère !

D’abord, il y a le choix d’un vélo FKC et non victoire, ou mecacote, le vaccon, cyfac ou … car des vélos sur mesure il y a d’autres moyens d’en avoir.

Et bien, c’est le choix d’un artisan, parmi les artisans, mais pas n’importe lequel.. un qui ose, qui réfléchit vélo, pour le cycliste, pas pour le vélo !

Oui, la plus grosse différence me semble t il est que c’est le cycliste qui est au centre, et ensuite la machine est adaptée pour lui !

Ainsi, la première impression lorsque l’on monte sur le vélo, c’est qu’on a vraiment l’impression de rentrer dans un chausson… c’est immédiatement bien, souple, agréable !

Aux premiers kilomètres, on sent un confort inimaginable avant !

Le revêtement , souvent moyen de nos chaussées, n’est plus un problème ! l’ensemble, pneus ,roues, cadre absorbe tout…nous, on s’occupe juste de pédaler ! les conséquences, sont un sentiment de sécurité, car on n’a plus besoin d’avoir peur d’un écart à cause d’une chaussée moyenne.. mais aussi une performance accrue, car on se sent bien et non secoué !

Oui, la performance, est liée à notre confort. On est bien, quel que soit la position de nos mains, même en bas du guidon ! ainsi, on ose sortir même avec du vent un peu fort car on fera avancer la machine.. elle répondra à nos sollicitations. Effectivement, lorsque l’on appuie, on sent très nettement la puissance retransmise.

Une sensation que le vélo nous pousse.. c’est grisant !

A cela, on peut rajouter, un cadre dont la peinture est superbe, et tout est fait pour en prendre soin ! tous les câbles ont des protections pour qu’ils durent, et n’abiment jamais par leur contact la peinture.

C’est simple, j’étais équipé d’un TREK madone 7.9, tout carbone, dura ace et bontrager haut de gamme .. et bien il est en vente… malgré que cela soit un vélo haut de gamme, il ne teint pas la comparaison !

Certes, il est plus léger, de 1kg… mais là encore, un cliché…je ne sens absolument pas ce kg de plus.

Mon FKC sera mon vélo, et si je dois en avoir un second, il va falloir que j’économise pour m’en offrir un autre, mais je ne peux pas envisager de monter sur un autre vélo….

A cela, je dois rajouter que mes performances sont meilleures. Sur des sorties de 60-90 km vallonées, 500-900 m de dénivelé, j’ai gagné un peu moins de 1km/h de moyenne. (de 30 à 31 km/h) .

Alors, oui, il faut être patient.. entre le premier RdV et la livraison, il faut compter les mois, et garder patience… mais le plaisir est à ce prix.

Ce n’est pas un achat zapping/intempestif/marketing.. c’est un projet, un choix, un plaisir vrai.

Merci françois !

Témoignage, par Jean-François, octobre 2015

8 ans , j’ai perdu 8 ans de ma vie cycliste ; en effet il y a 8 ans j’avais contacté François KERAUTRET et il m’avait reçu pour m’expliquer la philosophie de son vélo . J’avais finalement opté à l’époque pour le modèle d’un constructeur généraliste ; il s’en est suivi une longue période d’errance , changeant tour à tour de cadre , de périphériques , de roues , influencé que j’étais par tous les produits à la mode disponible sur le marché.

C’est au mois de janvier de cette année que j’ai repris contact avec François pour investir dans une de ses machines ; livraison au mois de mai dans le délai prévu.

Sur l’aspect esthétique ,les vélos FKC ont à mon gout vraiment évolué ,aidé en cela notamment par les roues carbone et les périphériques haut de gamme montés sur les vélos ; le mien est visible sur le site ,il est blanc avec le sept peint en rouge ( en position centrale ) et la déco nid d’abeille , magnifique. Transmission Ultegra mécanique , selle Antares R1 , potence FIZIK, roues carbone (made by KERAUTRET) à boyaux ( Continental compétition) jante Hauteur 50mm.

Mais le plus important c’est le comportement du vélo.

Tout d’abord la position est équilibrée , avec pour ma part un travail harmonieux des muscles postérieurs et antérieurs des jambes ; j’utilise mieux  les muscles fessiers et les ischio jambiers ,muscles plus endurants que les quadriceps , donc moins de fatigues.

Le pilotage main en bas du guidon se fait sans contrainte dorsal et/ou cervical ce qui favorise grandement le roulage sur le plat ou faux plat.

Les qualités dynamiques du vélo sont impressionnantes , les relances debout sur les pédales sont dévastatrices ; à cela 2 raisons je pense :

1) Le cadre a la capacité à faire passer la quasi totalité de la force appliquée sur les pédales ; mais paradoxalement il est confortable , une alchimie entre le choix du matériaux et la géométrie adaptée au cycliste.

2) Les roues sont légères mais solide , avec des rayons bien tendus et le concept KERAUTRET sur la roue arrière qui permet un équilibre des tensions des rayons entre le côté gauche et droit .Les boyaux de 25 mm gonflés pour ma part à 6.8 Bars à l’arrière et 6 Bars à l’avant apportent du confort et du rendement.

Ensuite les autres périphériques viennent renforcer une impression d’ensemble d’efficacité  et de plaisir à rouler.

Un point très important à souligner : c’est du materiel conçu et fabriqué en France , KERAUTRET est certainement un des derniers artisan qui produit des vélos en France. Question budget ,ramené à la qualité et à la personnalisation du vélo proposé c’est pas plus cher comparé aux produits marketés ( made in China ) que l’on peut trouver sur le marché .

Pour terminer je roule essentiellement en bourgogne sur des terrains vallonnés ,j’ai 52 ans je mesure 1m84 et pèse 74 kg.

Voila mon retour après ces quelques mois d’utilisation ,j’espère que cela apportera des réponses aux personnes qui hésitent à franchir le pas ; mais franchement cela en vaut la peine. Merci François

Embrunman 2015, par Alex Touzard, août 2015